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COMMUNIQUE DE PRESSE


Autorisation du Cruiser OSR sur colza : Ministre de l'agriculture ou de la chimie?

Le Ministre de l'agriculture Bruno Le Maire vient d'autoriser l'usage sur colza d'un pesticide mélange de l'insecticide systémique thiamétoxam (Cruiser) et de deux fongicides. La culture du colza, plante présentant un grand intérêt apicole, avait jusqu'à présent échappé aux traitements par insecticides néonicotiniques. Les pollens et nectars de colza abondamment récoltés par les abeilles en début de saison, seront donc contaminés et viendront augmenter l'intoxication chronique des ruches.
Avec cette nouvelle autorisation, Syngenta a donc la possibilité, et l'avantage financier, de répandre son insecticide thiamétoxam sur maïs, betteraves, pois, colza et de très nombreux légumes. L'ANSES a donné deux avis favorables pour l'utilisation d'un insecticide de la même famille, la clothianidine de Bayer, pour le traitement des semences de betteraves, blé et orges, venant s'ajouter aux usages pour maïs et pommier.
Toujours de la même famille d'insecticides, l'imidaclopride de Bayer est autorisé pour céréales, betteraves, fruitiers et forêts. Tous ces produits sont extrêmement toxiques pour l'abeille, ils sont systémiques et contaminent donc le pollen et le nectar, de plus ils persistent plusieurs années dans les sols et contaminent les cultures suivantes. Une part importante du territoire français est ainsi contaminée par ces produits.

Entre la chimie et l'abeille le ministre a choisi.

La Confédération paysanne dénonce le comportement du Ministre de l'agriculture qui, d'une part se déclare soucieux de la disparition des abeilles et engage des fonds publics pour y remédier, et d'autre part autorise la généralisation de pesticides grandement responsables de cette situation.

La Confédération paysanne demande à Bruno Le Maire d'agir comme son collègue italien qui a suspendu l'utilisation de l'imidaclopride, du thiamétoxam, de la clothianidine et du fipronil, et qui constate qu'après trois ans de suspension la mortalité des ruches est passée de 37 % à 14 %.
De plus, des études ont montré qu'en l'absence de ces traitements insecticides, le rendement des cultures de maïs ne diminuait pas.

La Confédération paysanne rappelle qu'une autre agriculture est non seulement possible, mais nécessaire pour répondre aux exigences de santé et d'environnement, Ecophyto 2018 devait inciter au changement, mais la généralisation de ces insecticides y est totalement opposée.
La Confédération paysanne constate et dénonce une grande divergence entre le discours et les actes.


Contacts :
Philipe Collin : Porte parole 06 76 41 07 18
Jean Sabench : Responsable de la Commission pesticides : 06 73 91 23 78


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Confédération Paysanne
104 rue Robespierre - 93170 Bagnolet
Tél. 01 43 62 04 04 - Fax. 01 43 62 80 03
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